Tea Pluckers

Derrière le décor paradisiaque, la guerre civile (1983 à 2009), ici aussi, a laissé ses traces.

Les cinghalais "vainqueurs", gèrent le tourisme et la richesse du pays, tandis que les tamils restent enfermés dans une pauvreté atavique.

Les femmes travaillent, l'homme, un contremaître, surveille la cadence. Souvent déracinées de leur village et parquées dans des dortoirs à proximité des plantations, ces "petites mains" sont recherchées non seulement pour leur habileté à cueillir vite mais aussi pour leur taille menue qui permet de circuler facilement entre les plants serrés. Si tout est pensé pour un meilleur rendement, leurs conditions de travail sont souvent rudes: pluie, chaleur, terrains escarpés, le dos en équerre ou accroupies, elles ne disposent souvent que d'un sac en toile accroché à un serre-tête.

Moyennant un forfait journalier, le touriste peut suivre le processus de fabrication du thé - suivi de sa petite dégustation (Mackwoods) - en empruntant le circuit ferroviaire construit par les anglais. Il faut payer pour la photo.

Il m'a fallu aller plus au sud, loin des "tea tours", dans la région plus paisible d'Haputale pour approcher la vérité de ces femmes. Les enfants sur la photo vivent dans un village en hauteur et ne sont pas scolarisés.